L'association Gaié, nos objectifs opérationnels

Gaié en bref

L’Association Gaié réunit et représente les personnes physiques et morales œuvrant pour l’émergence de l’ingénierie écologique et favorisant l’innovation dans ce domaine en associant tous les acteurs des secteurs publics et privés, entre autres les chercheurs, les formateurs, les étudiants, les décideurs, les praticiens.

L’Association Gaié est basée en Ile-de-France. Elle a été créée en mars 2006, sur l’initiative du Professeur Luc Abbadie (Professeur à l’Université Paris 6) et par le Professeur Clive G. Jones (chercheur à l’Institute of Ecosystem Studies, USA, titulaire de 2006 à 2008 d’une Chaire internationale de recherche Blaise Pascal de l’Etat et de la Région d’Ile-de-France, gérée par la Fondation de l’Ecole normale supérieure, hébergé par l’UMR CNRS 7618).

L’association comprend des scientifiques, des ingénieurs et des décideurs dans les disciplines reliées à l’environnement. Les membres de l’association sont des spécialistes dans de nombreuses disciplines scientifiques (écologues, physiciens et chimistes de l’environnement, ingénieurs, économistes, sociologues...) Cette diversité de personnes et d’approches vise à permettre la résolution, par l’ingénierie écologique, des problèmes environnementaux complexes qui ne pourront pas être résolus à l’aide d’une seule discipline scientifique.

Nous cherchons à relier les sciences fondamentales et appliquées, parce que les séparer ralentit les progrès scientifiques. Nous appartenons à de nombreuses institutions scientifiques (universités, institutions publiques de recherche fondamentale et appliquée, entreprises privées), ce qui nous donne de la souplesse et une diversité d’approches dans nos interactions et nos actions.

L’ingénierie écologique désigne les savoirs scientifiques et les pratiques, y compris empiriques, mobilisables pour la gestion des milieux naturels, de leurs ressources et des services écosystémiques, la conception, la réalisation et le suivi d’aménagements ou d’équipements inspirés de, ou basés sur les mécanismes qui gouvernent les systèmes écologiques. Elle fait appel à la manipulation, le plus souvent in situ, parfois en conditions contrôlées, de populations, de communautés ou d’écosystèmes, au pilotage de dynamiques écologiques naturelles et à l’évaluation de leurs effets désirables ou indésirables. C’est une ingénierie centrée sur le vivant et la biodiversité envisagés comme moyen ou comme objectif d’action.

Quelle est notre définition de l'ingénierie écologique ?

Les objectifs de l’ingénierie écologique sont :

  • La réhabilitation d’écosystèmes dégradés, la restauration de communautés fonctionnelles, la réintroduction d’espèces ;
  • la création de nouveaux écosystèmes durables qui ont une valeur pour l’Homme et pour la biosphère ;
  • la mise au point d’outils biologiques pour résoudre des problèmes de pollution, rétablir ou maximiser un service écosystémique.

Le succès international actuel de l’ingénierie écologique s’explique par l’émergence de problèmes environnementaux locaux et globaux multiples, la crise de l’énergie, le mouvement culturel vers une réconciliation avec la nature et, surtout, l’évolution législative et réglementaire. Dans ce dernier domaine, on peut citer le “clean water act” aux USA, la directive cadre européenne sur la qualité écologique des eaux de surface, le marché des droits d’émission de carbone en Europe, les projets français de mécanisme “compensatoire” sur la biodiversité, la nouvelle politique agricole commune…

Les enjeux pour la recherche sont nombreux. Il s’agit tout d’abord d’insérer dans l’ingénierie écologique pratique les avancées les plus récentes de la recherche en écologie, en hydrologie, en biologie de la conservation, en science du sol, etc. afin d’évoluer vers une ingénierie ancrée dans la théorie plutôt que dans l’empirisme. Le second enjeu est de lier l’ingénierie écologique à l’ingénierie en général, c’est à dire de concevoir des systèmes techniques qui intègrent en amont les outils biologiques et écologiques. Le troisième enjeu est d‘expliciter les dimensions éthiques, juridiques et économiques de l’ingénierie écologique et de proposer des pistes pour un cadrage social et politique de ce nouveau secteur d’activités.

Pour répondre à ces nouveaux défis, l’association Gaié est constituée de chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs et étudiants d’institutions et entreprises variées, tant au niveau de l’Ile-de-France que national ou international. Des spécialités scientifiques diversifiées sont représentées : écologie générale, écologie des sols, pédologie, écologie des systèmes aquatiques, modélisation, écophysiologie des animaux et des plantes, écologie moléculaire. Du fait de ces origines diverses, la réflexion sur l’ingénierie écologique au sein de Gaié est de nature pluridisciplinaire, nécessaire à la compréhension de l’objet multifonctionnel que représente un écosystème. La question de l’ingénierie écologique est donc à la fois un formidable appel à plus de recherche pluridisciplinaire et transdisciplinaire dans tous les domaines des sciences écologiques, économiques et politiques, et un argument majeur de légitimation sociale de la recherche en environnement et en écologie.

Le Groupe des Acteurs de l’Ingénierie Ecologique (Gaié) est, à notre connaissance, la première association de ce type en Ile-de-France mais aussi en France.

Quels sont nos objectifs opérationnels ?

Nous souhaitons contribuer au développement de l’ingénierie écologique en Ile-de-France, au niveau national et international, en renforçant les interactions et collaborations entre les différentes communautés qui développent et/ou utilisent l’ingénierie écologique.

L’association Gaié souhaite mettre en œuvre tous les moyens légaux et réglementaires pour contribuer à la connaissance et la reconnaissance de l’ingénierie écologique. Elle assure l’échange de savoirs entre ses membres par le partage d’expériences de terrain et des résultats de la recherche scientifique. Elle cherche à optimiser les transferts de connaissances entre la recherche et les actions de terrain. Elle assurera une veille réglementaire et juridique, est une force de propositions et se positionne en tant qu’interlocuteur des services publics à l’échelle nationale. Elle favorisera les relations avec les partenaires européens et internationaux.

Dans cet objectif, nous souhaitons :

  • Diffuser auprès des professionnels, d’Ile-de-France en particulier, les concepts phares de l’écologie et de l’approche écosystémique ;
  • Sensibiliser les scientifiques français aux problèmes rencontrés par les gestionnaires de l’environnement et par les entrepreneurs dans le domaine de l’ingénierie écologique, développer les opportunités de faire se rencontrer la recherche fondamentale et la gestion de l’environnement ;
  • Permettre aux scientifiques et professionnels d’identifier leurs interrogations communes, qui pourraient éventuellement déboucher sur des projets de recherche appliquée financés en partenariat ;
  • Regrouper annuellement, en Ile-de-France, la communauté française des chercheurs, ingénieurs et entreprises travaillant sur la gestion des écosystèmes et les applications de l’écologie ;
  • Fédérer la réflexion sur l’ingénierie écologique en France et développer un nouveau cadre conceptuel pour le transfert des concepts développés en écologie scientifique à la gestion des processus écologiques ;
  • Aider à la professionnalisation des étudiants franciliens de 3ème cycle universitaire, en les informant sur les métiers existants dans ce nouveau secteur d’activité et les recherches qui s’y développent ;
  • Diffuser au plus large public possible l’information concernant les retombées de l’ingénierie écologique.

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